LE HAUT POTENTIEL

Le-la surdoué·e est « la personne qui, dès l’enfance, ne peut pas ne pas voir que le monde est fou ».

(Carlos Tinoco)

J’accompagne tout particulièrement les personnes à Haut Potentiel (Adultes, Adolescents). Ma clientèle est composée à 80% de personnes à Haut Potentiel.

Pourquoi ? Je suis persuadée que la sophrologie est une méthode particulièrement adaptée pour aider les HP qui souffrent ou éprouvent des difficultés au quotidien.

En effet, cette méthode psycho-corporelle est un moyen de revenir au présent du corps, et ne plus se laisser emporter par les émotions (fortes) et le mental. En somme, ne plus être subrmergé·e par les dérives de ce que j’appelle un « cerveau gourmand », au risque de s’y noyer. Prendre conscience de ce qui se passe en soi et y répondre de manière adaptée… intelligemment donc !

Le cerveau gourmand ?

Les personnes à Haut Potentiel (ou « surdoués », « précoces », « zèbres »… : on peine à trouver l’étiquette, peut-être justement parce qu’elles n’aiment pas trop ça) aiment penser… et penser autrement. C’est la thèse des psys et neuroscientifiques Fanny Nusbaum, Olivier Revol et Dominic Sappey-Marinier, qui ont proposé le terme « philo-cognitifs » : l’amour de la pensée. Réfléchir, cogiter, penser est un besoin vital.

Ce que je conçois comme une gourmandise du cerveau, avide de réflexion et d’informations sensorielles, les sens étant souvent développés chez ces personnes.

Mais comme pour la gourmandise… il y a la risque que le plaisir se transforme en avidité, le risque de se goinfrer jusqu’à devenir malade, voire boulimique de la cogitation. C’est alors que le mal-être s’installe : pensées sans arrêt, ruminations et anxiétés, des « pourquoi » qui tournent en boucle. Mais aussi tout le lot d’émotions perçues négativement qu’accompagnent ses pensées (colère, tristesse, sentiment de frustration) et les troubles de la santé (somatisations diverses, comme maux de tête, stress, troubles du sommeil…).

Existe aussi le risque, au contraire, d’une anorexie intellectuelle, certain·e·s HP inhibant leurs facultés intellectuelles et sensorielles pour tenter (en vain) de s’adapter, de rentrer dans le moule de la norme. C’était le projet du personnage de Martin Page, dans son livre Comment je suis devenu stupide. Cette « auto-amputation » intellectuelle a un coût : les risques d’une déprime forte voire d’une dépression, la personne étant en lutte contre elle-même, toujours en train de s’étouffer, s’annihiler, bref s’auto-détruire.

Tests de Qi

En tant que SOPHROLOGUE, je ne fais pas passer de tests de QI.

Seul·e un·e PSYCHOLOGUE est habilité·e à faire passer ce test : WAIS-IV pour les adultes et adolescents de plus de 16 ans et WISC-V pour enfants et adolescents jusqu’à 16 ans.

La sophrologie, véritable pédagogie de l’existence, parce qu’elle apprend à prendre conscience de son corps, de ce qui s’y passe, de plus en plus finement, subtilement, permet de (re)devenir soi-même, d’être authentique, sans chercher à rentrer dans des cases pour plaire aux autres et répondre aux attentes du monde extérieur.

Une pratique de la subtilité dans un monde barbare

C’est ainsi que Roland Barthes définissait la poésie. Je crois que cette définition convient également à la sophrologie : un retour sur soi, en finesse, dans une société écrasante, étouffante d’informations, de vitesse, de consommation à outrance, d’injonctions. Et dans laquelle être soi-même, aller à son rythme, faire ce qui nous épanouit vraiment, s’écouter, se respecter, est de plus en plus difficile. 

Mais qui permet de créer… son propre récit.

Construire son propre récit

Le HP a tout particulièrement besoin d’être lui-même ou elle-même, d’être authentique.

C’est l’une des idées du livre Les surdoués et les autres. Penser l’écart.

Pour les auteurs de ce livre, l’être humain, conscient de sa mort et du temps qui passe, a naturellement besoin de donner du sens à sa vie. Et les « normo-pensants », qui ont une intelligence « normale » (dans la norme, avec un QI aux alentours de 100) le construisent et le trouvent dans les récits collectifs, adhérant inconditionnellement aux normes, aux valeurs et injonctions données par la société, sans les questionner. Bien au contraire, car interroger les normes, ce serait dévoiler que notre vie sociale repose sur des récits arbitraires, instables, pas forcément très logiques (il faut travailler pour vivre, il faut se battre pour réussir dans la vie, il faut souffrir pour être belle, une femme n’est vraiment une femme que quand elle est mère).

Les surdoué·e·s sont celles et ceux qui ne parviennent pas à adhérer inconditionnellement à ce récit collectif (en tout cas pas sans l’avoir décortiqué, analysé, interrogé). Or, sans ce récit collectif qui intègre une personne dans le groupe social, le ou la surdoué·e est seul·e, face au vide du sens de son existence. Il-elle a le vertige, est à l’écart, se sent mal.

Alors (et pas toujours consciemment), le ou la HP a quelques options :

  • tenter d’effacer sa différence : inhiber sa pensée pour tenter d’adhérer au récit collectif et rentrer dans les normes. Ce qu’on appelle la construction d’un « faux-self », une personnalité de façade qui, si elle échoue (elle finit souvent par se fissurer) entraîne colère, agressivité, somatisations, fuite dans la rêverie, comportements auto-destructeurs
  • subir sa différence : s’isoler, déprimer, sombrer dans la dépression, démuni·e, hébété·e, en colère, triste….
  • assumer joyeusement sa différence : être lui-même, ou elle-même, et faire une force de cet écart. Construire son propre récit, ce qui donne sens à sa vie, déterminer ses propres normes, vivre selon ses propres valeurs.

La solution est bien sûr d’assumer, accepter qui on est, accepter que les autres sont comme ils et elles sont, accepter qu’il y ait un écart parfois vertigineux, accepter que ça peut nous mettre en colère, nous révolter, accepter ses émotions donc.

Parce qu’elle propose par ailleurs un travail sur les valeurs (les connaître, les développer), c’est-à-dire pour ce qui fait sens pour soi, et ce qui nous motive à agir, la sophrologie favorise ce travail sur soi.

Être Haut Potentiel est une manière d’être. La sophrologie est l’un des moyens (il y en a d’autres : méditation de pleine conscience, psychothérapies..) de travailler à cette acceptation, d’explorer, comprendre, accepter et vivre pleinement et sereinement cette manière d’être, de construire joyeusement son propre récit.

Mon approche de la sophrologie dans l’accompagnement des personnes à Hauts Potentiels ne visent pas uniquement à se détendre pour retrouver le sommeil, ou simplement à « gérer » les émotions et le stress, mais à être pleinement soi, donner du sens à sa vie, construire son propre récit.

Critères de la douance

  • Qi égal ou supérieur à 130.
  • Hypersensibilité , extrêmement susceptible.
  • Intensité – hyperstimulabilité (niveau de réaction plus élevé aux stimuli, être « plus  » tout : plus rapide, plus agité, plus attachant, plus exigeant, plus généreux, plus impatient, …).
  • Hyperesthésie ou exacerbation des cinq sens (hyperréactif aux stimuli sensoriels).
  • Curiosité exceptionnelle.
  • Imagination débordante, grande créativité 
  • Grande capacité d’observation, note les plus petits détails.
  • Intérêts très variés, saute facilement d’un domaine à l’autre.
  • Peut faire plusieurs choses en même temps (suivre deux conversations en parallèle, parler et écrire, rêver et pourtant écouter, …)
  • Capacité d’attention, persévérance : forte si l’intérêt y est ; faible, voire nulle, sinon.
  • Grand sens de l’humour (et humour très particulier, souvent incompris).
  • Rapidement frustré s’il ne trouve pas les personnes ou les ressources pour réaliser ses grandes idées.
  • Grand sens de la justice, de l’équité, moralité. Intolérance à l’injustice, pour lui et pour les autres.
  • Respect des règles bien comprises (« logiques »), mais tendance à questionner l’autorité non fondée.
  • Idéalisme, altruisme, compassion.
  • Grande capacité de raisonnement/résolution de problèmes.
  • Rapidité d’apprentissage.
  • Méthode d’apprentissage particulière, surtout en math et en lecture.
  • Parfois, a lu très jeune et avidement. Mais certains n’aiment pas lire du tout !
  • Vocabulaire extensif.
  • Excellente mémoire.
  • Bon en chiffres, puzzles, …
  • Perfectionnisme, doublé d’une extrême lucidité , qui entraînent parfois le doute, la peur de l’échec. 

source : douance.be  

 

QUELQUES MOTIFS DE CONSULTATION DES HAUT POTENTIELS

Je sais que je suis Haut Potentiel

  • J’ai besoin de me comprendre
  • J’ai du mal à l’accepter
  • Je veux donner du sens à ma vie dans cette différence
  • Je veux construire mon propre récit
  • Je veux me reconnecter à moi-même (mon corps, mes émotions…)

 

Je sais que je suis Haut Potentiel

Je veux travailler sur des difficultés qui concernent tout le monde, mais avec une praticienne qui connaît et comprend le HP

  • Troubles du sommeil
  • Stress
  • Émotions
  • etc…

Je pense être Haut Potentiel

  • Je veux pouvoir aborder ce sujet avec une praticienne qui le connaît bien (sans forcément consulter un·e psy ou faire un test de Qi)
  • J’ai besoin de reconstruire mon identité avec cette nouvelle information
  • Je veux travailler sur une difficulté précise (troubles du sommeil, émotions, anxiété, rumination mentale…)

 

Accueillir et gérer ses émotions 

Calmer sa surefficience mentale

Accepter son sentiment de « décalage »

Gérer son hypersensibilité

Gérer son stress

Retrouver le sommeil

Retrouver la confiance en soi

« Je suis submergé·e par mes émotions »

« Je cogite non stop et n’arrive pas à reposer mon cerveau »

« Je n’arrive pas à m’endormir car je n’arrive pas à canaliser mon mental »

« J’ai du mal à me concentrer, je me disperse »

« Je n’arrive pas à lâcher prise »

« Au travail / au lycée / dans les cafés, je suis submergé·e et irrité·e par les bruits »

« Je me sens très souvent angoisée·e »

« Je n’arrive pas à me faire comprendre, je me sens seul·e, en colère, frustré·e »

etc..

LA COGITHÈQUE

PETITE MÉDIATHÈQUE DU HAUT POTENTIEL ADULTE

À LIRE

  

  • Arielle Adda et Thierry Brunel, Adultes sensibles et doués. Trouver sa place au travail et s’épanouir, Odile Jacob, 2015
  • Elaine N.Aron, Hypersensibles. Mieux se comprendre pour s’accepter, Marabout, 2017
  • Cécile Bost, Être un adulte surdoué, Vuibert, 2018 (rééedition de Différence et souffrance de l’adulte surdoué, Vuibert, 2013)
  • Sophie Brasseur et Catherine Cuche, Le Haut Potentiel en questions, Mardaga Editions, 2017
  • Monique de Kermadec, L’Adulte surdoué : Apprendre à faire simple quand on est compliqué, Albin Michel, 2011
  • Béatrice Millêtre, Le Livre des vrais surdoués, Payot, 2017
  • Christel Petitcollin, Je pense trop. Comment canaliser ce mental envahissant ?, Guy Trédaniel Editeur, 2010
  • Jeanne Siaud-Facchin, Trop intelligent pour être heureux, Odile Jacob, 2008
  • Carlos Tinoco, Sandrine Gianola et Philippe Blasco, Les « surdoués » et les autres. Penser l’écart, JC Lattès, 2018
  • Gabriel Wahl, Les Adultes surdoués, Que sais-je ?, PUF, 2017
  • TALENT DIFFÉRENT : site web de Cécile Bost

 

À ÉCOUTER

 

  • Comment identifier un adulte surdoué ?, France Inter, Grand Bien vous fasse, 12/09/17

  • Les surdoués de l’enfance à l’âge adulte, France Inter, La Tête au carré, 21/06/17 

  • Comment peut-on s’intégrer adulte quand on est Haut Potentiel ?, En quête de sens, Radio Notre Dame, 06/03/18

 

À REGARDER

 

  • Dans la tête d’un surdoué, RTS, 30/01/19

  • L’écart vertigineux entre les surdoués et les autres, Chaine YouTube « demonstrer.fr » de Carlos Tinoco

> Je recommande également toutes les vidéos de cette chaine >

  • 36.9° – Surdoués, Haut potentiel de souffrance ? RTS, 29/03/17