ACCOMPAGNEMENT INTÉGRATIF DES TRAUMATISMES

Après deux ans au centre Existencielles (Paris 11) dans le cadre de parcours de soins pluridisciplinaires dédiés aux femmes victimes de violences et souffrant de traumatisme, j’ai orienté ma pratique dans l’accompagnement des victimes de psychotraumatismes.

J’accompagne les victimes de violences et toute personne souffrant de traumatisme :

  • Violences sexuelles

  • Violences psychologiques

  • Violences conjugales et contrôle coercitif

  • Emprise, relations toxiques et victimes de « pervers narcissiques »

  • Maltraitances

  • Trauma de négligence émotionnelle

  • Traumatismes liés à des accidents (incendies, catastrophes naturelles, accidents de voiture, etc…)

  • Trauma simple

  • Trauma complexe

  • Trauma vicariant

 

Qu’est-ce qu’un trauma ?

Un trauma, ou psychotraumatisme, n’est pas simplement un mauvais souvenir. C’est même justement l’impossiblité d’en faire un souvenir, qui appartiendrait au passé.

Le trauma est une effraction. C’est un événement ou une série d’événements qui, par leur violence ou leur intensité, ont submergé nos capacités d’adaptation. Notre système nerveux se met en état d’alerte maximale, et notre cerveau, pour nous protéger, ne parvient pas à « archiver » l’expérience comme un souvenir normal.

Et c’est là que le trauma nous heurte au plus profond. Comme le rappelle l’écrivaine Nancy Huston dans L’Espèce fabulatrice, ce qui nous définit en tant qu’êtres humains, c’est notre capacité à faire récit, à donner du sens à ce que nous vivons en le racontant. Or, le trauma s’attaque précisément à cette compétence fondamentale.

Le souvenir de l’événement reste éclaté en fragments (des images, des sons, des émotions brutes, des sensations corporelles) empêchant la création d’une narration structurée. Notre propre histoire de l’événement semble alors incohérente, décousue, car elle ne suit pas le fil narratif habituel avec un début, un milieu et une fin. En nous privant de notre capacité à mettre l’expérience en mots, le trauma nous impacte donc au cœur même de notre humanité.

Il en résulte souvent un sentiment de rupture profonde dans le fil de notre existence. Beaucoup de personnes que j’accompagne parlent d’un « avant » et d’un « après ». L’après est un territoire souvent marqué par l’anxiété, les angoisses, les flashbacks, les cauchemars, la peur, l’hypervigilance,  l’hyperémotivité, ou au contraire un sentiment d’anesthésie émotionnelle, comme si une part de soi était déconnectée. Un territoire colonisé par ce passé qui refuse de passer.

Mais le bouleversement est aussi existentiel : le trauma peut ébranler nos croyances fondamentales, le sentiment de sécurité dans le monde, la confiance dans les autres, l’image de soi, et parfois même le sens que l’on donnait à sa vie. Ce qui semblait évident — la continuité de l’existence, la possibilité d’un avenir — peut devenir incertain.

Le trauma n’est donc pas seulement une blessure psychique. Il touche à la manière même d’exister : notre rapport au temps, aux autres, au monde, et à nous-mêmes. Il peut faire vaciller ce qui soutenait jusque-là notre sentiment d’être au monde.

Le travail thérapeutique consiste alors peu à peu à rouvrir un espace où l’expérience pourra être mise en mots, où des fragments pourront se relier, et où une histoire pourra à nouveau se tisser. Non pas pour effacer ce qui s’est passé, mais pour que l’événement cesse d’occuper toute la place et puisse, un jour, retrouver sa place dans le cours d’une existence plus vaste que lui.

UNE APPROCHE TRAUMA-INFORMÉE

Accompagner la blessure avec conscience et dignité

Être « informée sur le trauma » ne conssite pas seulement traiter des événements traumatiques : c’est, aussi, adopter une posture qui reconnaît l’omniprésence du traumatisme dans nos trajectoires de vie, sous différentes formes, qui ne peuvent se réduire au Trouble de Stress Post-Traumatique.

Dans mon cabinet, j’intègre cette sensibilité à ma pratique. Mon objectif est de vous offrir un cadre où votre système nerveux peut enfin se sentir en sécurité, sans crainte d’être brusqué, jugé ou réactivé.

Accompagner le trauma, c’est aussi prendre au sérieux ce qu’il bouleverse dans une existence. Les événements traumatiques ne laissent pas seulement des traces dans le corps ou la mémoire : ils peuvent soulever des questions profondes sur le sens de ce qui s’est passé, sur la confiance dans les autres, sur l’image de soi, ou sur la possibilité d’un avenir.

La thérapie peut alors devenir un espace où ces questions existentielles peuvent être déposées et explorées. Un lieu où l’on peut prendre le temps de mettre en mots ce qui semblait indicible, de relier des fragments d’expérience, et de redonner une place à ce qui a été vécu dans l’histoire plus large d’une vie.

Ce travail se fait à votre rythme, avec attention et respect. Il ne s’agit pas d’effacer le passé, mais de permettre que votre existence ne soit plus entièrement organisée autour de la blessure.

Une vision Féministe et Politique du Trauma

Contrairement à une vision purement médicale du psychisme qui tend à isoler le traumatisme dans le cerveau de l’individu, mon approche intègre une analyse existentielle et féministe. Je reconnais que de nombreux traumas ne sont pas des accidents isolés, mais le résultat de rapports de domination (violences sexistes, sexuelles, transphobes, racistes ou de classe).

Elle prend également en compte le fait que nos socialisations genrées influencent profondément la manière dont nous vivons et exprimons la souffrance traumatique. Dès l’enfance, nous apprenons — souvent de manière implicite — quelles émotions sont autorisées, quelles réactions sont tolérées, et lesquelles doivent être tues. Certaines personnes sont socialisées à minimiser leur souffrance, à prendre soin des autres avant elles-mêmes, à douter de leur propre perception ou à intérioriser la violence. Ces apprentissages façonnent la manière dont le trauma est vécu, compris et parfois même invisibilisé.

Dans ce cadre, nous ne cherchons pas à « corriger » vos réactions :

Vos symptômes sont des adaptations : ce que l’on nomme souvent « symptômes » (anxiété, dissociation, hypervigilance) sont en réalité des stratégies que votre esprit a mises en place pour vous permettre de survivre.

Le traumatisme est social : le « stress de minorité » et l’oppression systémique sont des formes de traumatismes chroniques qui impactent le corps et l’estime de soi. Nommer ces violences est le premier pas vers la libération.

Mes engagements pour votre sécurité

Pour que la thérapie soit réellement réparatrice, elle doit être le contraire de l’expérience traumatique. Là où le trauma a imposé le silence, l’impuissance et la force, ma pratique propose :

1. Le consentement au cœur du soin : Vous gardez à tout moment le contrôle sur ce que nous explorons. Rien n’est imposé, et votre rythme est la seule boussole de notre travail.

2. La sécurité avant tout : Avant d’aller « remuer » le passé, nous travaillons ensemble à stabiliser votre présent et à renforcer vos ressources de régulation émotionnelle (notamment via des outils de stabilisation).

3. La transparence : Je vous explique les processus à l’œuvre. Comprendre comment le cerveau réagit au trauma permet de réduire la honte et la culpabilité.

4. L’équilibre du pouvoir : En cohérence avec mes engagements, je m’assure que la relation thérapeutique ne reproduise pas de dynamiques d’emprise. Vous restez l’acteur ou l’actrice de votre processus.

UNE APPROCHE INTÉGRATIVE

Depuis 2019, j’explore les différentes façons d’accompagner un psychotraumatisme, afin de proposer un accompagnement intégratif, pour m’adapter au rythme et aux singularités de chaque personne.

J’ai mené des recherches sur l’inceste, sur les apports de la thérapie féministe en psychotrauma (que j’ai appelé « clinique du pouvoir »), sur les apports de la thérapie existentielle et de la thérapie narrative, et mène actuellement une recherche sur l’écriture-thérapie en accompagnement du traumatisme.

J’utilise les outils classiques de la psychotraumatologie (sécurisation, stabilisation, régulation émotionnelle….) ainsi que des thérapies d’exposition au trauma (EMDR et WET – Written Exposure Therapy). J’utilise des théories comme celle de la dissociation structurelle. Je me suis formée en France en psychotraumatologie et dans l’accompagnement des victimes de VSS, et je complète la formation de manière continue auprès de thérapeutes mondialement reconnu·es en psychotrauma (Janina Fisher, Kathy Steele, Suzette Boone, Robin Shapiro, Brian Marx et Denise Sloan…).

J’utilise également des approches thérapeutiques qui ont fait leur preuve en psychotraumatologie : Thérapie des Schémas (notamment pour les négligences et maltraitances dans l’enfance), Thérapie Existentielle (pour explorer les questions de sens, d’identité et de rapport au monde que le trauma peut bouleverser), Thérapie Narrative (pour explorer autrement le trauma), Thérapie par médiation écriture, Accompagnement autobiographique (pour réécrire son histoire et en redevenir sujet).

THÉRAPIE DES SCHÉMAS

Modifier ses schémas de vie répétitifs

THÉRAPIE NARRATIVE

Lire autrement son histoire traumatique

ACCOMPAGNEMENT AUTOBIOGRAPHIQUE

Écrire son histoire pour se réapproprier son expérience

EMDR

 Désensibilisation et Retraitement des traumatismes… mais pas seulement 

WET

Thérapie d’exposition au trauma par l’écriture

ÉCRITURE THÉRAPEUTIQUE

Art-thérapie par la médiation écriture 

ESTELLE BAYON - THÉRAPEUTE 

CABINET DE PSYCHOTHÉRAPIE

Nantes 44000

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Numéro SIRET : 84777085600031

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