THÉRAPIE FÉMINISTE
Une clinique du pouvoir
Choisir une thérapeute féministe, ce n’est pas entrer dans un débat politique. C’est choisir un cadre de soin qui prend en compte la réalité sociale de votre vécu.
Je pratique une thérapie féministe, que j’appelle aussi « clinique du pouvoir ».
C’est une thérapie « située ». Cela signifie que je ne prétend pas une neutralité illusoire. Dans mon accompagnement, la souffrance n’est pas étiquetée ni pathologisée (c’est-à-dire vue comme un défaut de la personne), mais envisagée comme une réponse logique au fait d’être immergé·e dans une réalité patriarcale et des rapports de pouvoir déséquilibrés.
Or le genre est un rapport de pouvoir (et non une simple différence biologique ou une identité personnelle) : c’est un système social construit, qui divise, hiérarchise les rôles et impose des scénarios de vie inégaux. De même que la race, l’orientation sexuelle, la classe sociale, le handicap… Et ces rapports de pouvoir ont des conséquences sur la santé mentale. Reconnaître ce rapport de pouvoir permet de cesser de culpabiliser pour des blocages qui sont le fruit d’un conditionnement collectif, afin de mieux s’en affranchir et réécrire sa propre histoire.
La thérapie féministe est avant tout une théorie de la thérapie plutôt qu’une technique spécifique. Une théorie inspirée de la théorie féministe et de ses valeurs, qui politise l’intime et donc la santé mentale, et se fonde sur ces grands principes :
1. Le personnel est politique
La Thérapie Féministe : une clinique du pouvoir
La thérapie féministe est née dans les années 1970 aux États-Unis.
Elle s’est d’abord intéressée à celles et ceux qui ont été (et sont encore) considéré·es comme « les autres » par la culture dominante. Ces « autres » sont toutes les personnes qui ne sont pas des hommes cisgenres blancs hétéro : les femmes, les personnes racisées, les LGBTQI+, non-binaires…
Même si elle est désormais pertinente, aussi, pour les hommes blancs cishétéro.
Comprendre la souffrance autrement
Le Pouvoir du récit : déconstruire pour se reconstruire
Nous utilisons la créativité pour reprendre la plume. Vous cessez d’être l’objet du discours des autres pour redevenir l’auteurice de votre propre vie.
Une pratique en constante déconstruction
La souffrance psychique est une réponse sensée à des menaces en lien avec le déséquilibre des pouvoirs dans nos vies.
Quelques ressources en français sur la thérapie féministe
Les ressources en anglais sur la thérapie féministe sont très nombreuses. Mais très rares en français. La thérapie féministe n’est pas enseignée en France et n’est pas même mentionnée dans les études de psychologie ou les formations en psychothérapie.
- Un Podcast à soi – numéro 52 : « Inventer une thérapie féministe »
- Podcast Les poissons sans bicyclettes : « Du sexisme et des psys »
- Une revue de presse disponible en cliquant ici
- Sur mon blog, je partage quelques réflexions sur la Thérapie féministe.
- Mon ebook : « Politiser la thérapie par une pratique située féministe«
POLITISER LA THÉRAPIE par une pratique située féministe.
J’ai rédigé en 2024 ce texte, issu de mes recherches à l’Université Paris-Cité au D.U. Pratiques de Genre : Éducation, médecine, psychanalyse et société.
Il ne s’agit pas d’un manuel pratique de thérapie mais d’une réflexion théorique sur les enjeux d’une politisation de la thérapie, basée sur la critique féministe de la neutralité et sur la proposition, à l’inverse, d’un positionnement « situé ».
Le mouvement féministe nous a appris que l’intime, le personnel, est politique. Pourquoi dès lors cet intime déposé dans l’espace thérapeutique pourrait-il, devrait-il se défaire du politique à l’entrée du cabinet de psy ? Et comment le pourrait-il ? Le politique est toujours déjà présent dans l’espace thérapeutique. Nous sommes simplement censé·es ne pas le voir, et rester – ou faire semblant d’être – neutres.
Nous devons nous mettre à l’écoute de ce politique déjà là. La posture thérapeutique ne devrait pas cliver notre client·e comme notre écoute en coupant le dedans d’un dehors illusoirement laissé à l’extérieur du cabinet. En refoulant ainsi le politique, nous ne sommes pas en mesure d’accueillir la personne dans son entièreté, en tant que membre d’une société, alors même que les positions qu’elle y occupe construisent et impactent son psychisme.
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ESTELLE BAYON - THÉRAPEUTE
CABINET DE PSYCHOTHÉRAPIE
Nantes 44000
Visio
Numéro SIRET : 84777085600031
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